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Dans le cœur du fou

Dans le cœur du fou

Le Science et Vie d’Août 2020 [1] titrait : « Pourquoi on croit en Dieu ? Les mathématiques ont enfin la réponse ». Eh bien, très cher lecteur, le verdict des matheux a de quoi te sidérer !

Après C’est le B.A. BA, la présentation de bible.xyz, voici notre deuxième article. Dans le premier j’avais promis de « revenir plus en détails sur Apocalypse 21:1-8 ». J’ai bel et bien commencé le sujet, mais, j’ai tellement été encouragé par cet étonnant n°1235 de Science et Vie (S&V) que j’ai changé mon plan en décidant d’écrire ce billet avant de retourner à “ l’Oméga “ de la Bible.

Cet été lorsque je déchiffrais, et c’est bien le cas de le dire, ce remarquable dossier de S&V, un passage a tout particulièrement retenu mon attention : « Le théorème n’affirme pas que Dieu existe réellement. Juste qu’il est irrationnel de dire qu’Il n’existe pas. Ce qui, en soit, est déjà renversant… » (p. 66). Effectivement, c’est RENVERSANTDans le deuxième épisode de B.A. BA (BibleAccessible – et aussi en vidéo), j’explique en détails comment m’est venue l’idée de faire le lien entre cette affirmation et le début du Psaumes 14 qui dit :

« Le fou dit dans son cœur : ” il n’y a pas de Dieu ” »

Avant d’examiner ce Psaumes ainsi que d’autres passages bibliques, je vous propose d’abord de voir comment, après des siècles de réflexions, les mathématiques et l’informatique en sont arrivés à la conclusion suivante : « Dieu, dans sa définition la plus répandue en métaphysique, existe nécessairement. On ne peut penser un monde dans lequel il n’existerait pas » [1].

Un être suprême existe nécessairement

« Après 15 siècles de recherches menées par les plus grands penseurs, les mathématiques et l’informatique ont parlé : selon les règles de la logique, l’existence de Dieu est nécessaire » : c’est ainsi que débute le dossier de S&V

Pressentie depuis plus de mille ans, cette nécessité de l’existence de Dieu a notamment été formulée ainsi : « Dieu a toutes les perfections, or l’existence est une perfection, donc Dieu existe. » C’est l’Argument Ontologique, « un argument à la simplicité déconcertante », comme le dit S&V

Les prémisses de cet argument sont attribuées au philosophe latin BOÈCE au 6ème siècle. Toutefois, c’est la formulation du moine bénédictin Anselme DE CANTORBERY, au 11ème siècle, qui le rend célèbre. Il a ensuite été retravaillé par DESCARTES (et oui encore lui !), HEGEL et LEIBNIZ, et débattu par PASCALKANT et SPINOZA

Célèbre pour avoir prouvé qu’il existe des vérités mathématiques non démontrables, Kurt GÖDEL est le premier, vers 1940, à en avoir tenté une approche logicomathématiqueIl s’inspire de LEIBNIZ en transformant le concept de ” perfections ” en ” propriétés positives “. Dieu est alors défini comme étant « celui qui possède toutes les propriétés positives »Après de longues années de travail, GÖDEL finit par être satisfait ; et, selon la légende, il aurait envoyé une carte postale à sa mère avec ces quelques mots : « Maman, tu vas être contente, Dieu existe ! »

Depuis peu, Christoph BENZMÜLLER a publié les résultats d’un travail [2-3] qui peaufine et parachève cette longue quête ontologique. Ce chercheur de l’université de Berlin travaille à la croisée de la logique traditionnelle, des mathématiques et de l’informatiqueEn 2018 [1-2] « son logiciel a vérifié la justesse de l’argument ontologique selon lequel l’existence de Dieu est nécessaire à tout système de pensée logique. Et l’ordinateur a parlé : “ l’énoncé ‘Dieu existe’ est une proposition vraie au sens logique et mathématique ” ». Selon lui, « si quelqu’un de profondément athée acceptait la définition de départ, les axiomes et la logique, il serait irrationnel de sa part de ne pas en admettre la conclusion… »

S&V a bien raison d’insister sur le fait que « le théorème n’affirme pas que Dieu existe réellement. Juste qu’il est irrationnel de dire qu’Il n’existe pas. » Grosso modo, la prochaine fois que quelqu’un dira « Dieu n’existe pas », il faudra demander à cette personne de définir le terme ” Dieu “. Et si derrière ce mot il pense à un être parfait qui a toute les perfections (toutes les propriétés positives), alors son affirmation est tout simplement irrationnelle… et c’est la Science qui le dit ! En effet, si Dieu est celui qui a toutes les perfections (il est donc parfait), vu que l’existence – le fait d’exister – est une perfection (une propriété positive), alors Dieu existe nécessairement.

Pour conclure cette première partie, je reprends les mots de Gérard HUET, logicien à l’INRIA : « Il faut prendre ce travail hors normes avec un peu de distance. ” Dieu existe, on en a une preuve ” : c’est effectivement la conclusion de GÖDEL. Mais si l’on voulait être plus précis, nous devrions dire que ” l’union de toutes les essences positives est une notion cohérente “ [1]. »

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Le Dieu de la Bible

« Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait », c’est avec ces mots de Jésus-Christ que se conclue le Chapitre 5 de l’évangile de Matthieu. Dans son célèbre discours du Sermon sur la montagne, le Christ présente sa loi morale en dépeignant son « Père céleste [qui est] parfait ». Puis, il s’empresse d’exiger cette même perfection à ces disciples… vaste programme, comme disait le Général.

De nombreux autres passages bibliques témoignent de la perfection divine. En voici deux exemples : 

« Saint, saint, saint est l’Éternel, le maître de l’univers ! Sa gloire remplit toute la terre ! » (Esaïe 6:3 SG21)

« Ne vous y trompez pas, mes frères et sœurs bien-aimés : tout bienfait et tout don parfait viennent d’en haut ; ils descendent du Père des lumières, en qui il n’y a ni changement ni l’ombre d’une variation » (Jacques 1:16-17 SG21). 

Le Dieu de la Bible est parfait, il possède « toutes les perfections » de LEIBNIZ et par conséquent « toutes les propriétés positives » de GÖDEL. Alors, d’après la preuve ontologique, l’Éternel existe donc nécessairement. Il est important de noter que la proposition « l’Éternel existe nécessairement » est un pléonasme, une tautologie, mais aussi un truisme ou à la rigueur une lapalissade sur laquelle il faut absolument nous arrêter. En effet, il est très important d’examiner le mot « Éternel », nom que Dieu se donne lui-même (Exode 3v13-15) dans la Bible. Ce nom est la traduction française du Tétragramme « YHWH », aussi traduit par « Je suis celui qui suis ». Il définit parfaitement le Dieu de la Bible. On pourrait l’exprimer ainsi : être, dans le sens d’exister, est un attribut très important de Dieu. Au regard de ce que nous avons déjà vu, le nom « Éternel » que Dieu se donne lui-même est hautement signigicatif et fait echo à l’argument ontologique. 

Dire « l’Éternel existe nécessairement », c’est comme dire « Jésus sauve », ce sont deux pléonasmes qui affirment deux vérités essentielles. Le salut de Jésus fera l’objet d’une future publication. En attendant, sachez que « Jésus sauve » est le nom d’un podcast-enquête de 9 épisodes que je vous conseille vivement. Il porte sur le tag éponyme qui a envahi les rues de Paris en novembre 2018. D’ailleurs, l’explication du pléonasme « Jésus sauve » est donnée par un prêtre dans l’épisode n°5. J’en profite aussi pour vous rappeler notre podcast BibleAccessible (le B.A. BA), abonnez-vous à la newsletter ! 

Retournons maintenant à l’ÉternelPourquoi le Dieu de la Bible se donne-t-il ce nom si particulier et significatif ? Comme déjà dit, ne serait-ce pas pour faire écho à cette fameuse preuve ontologique instinctivement inscrite en nous ? Peut-être bien que oui : « Non pas que ce soit suivant un raisonnement conscient que les humains aient accédé à cette entité surplombant le monde de sa perfection. Mais la foi, et son incroyable universalité, a pu être influencée par cette nécessité de l’existence divine, inscrite dans la logique de la pensée » [1].

Psaumes 14 (SG21)

1 Au chef de chœur. De David. Le fou dit dans son cœur : « Il n’y a pas de Dieu ! »

Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; il n’y en a aucun qui fasse le bien

2 Du haut du ciel, l’Eternel observe les hommes pour voir s’il y en a un qui est intelligentqui cherche Dieu

3 tous se sont éloignés, ensemble ils se sont pervertis ; il n’y en a aucun qui fasse le bien, pas même un seul.

4 Tous ceux qui commettent l’injustice n’ont-ils aucune connaissance ? Ils dévorent mon peuple, ils le prennent pour nourriture ; ils ne font pas appel à l’Eternel

5 C’est alors qu’ils trembleront d’épouvante, car Dieu est au milieu des justes. 6 Vous bafouez l’espoir du malheureux ? Sachez que l’Eternel est son refuge. 7 Oh ! qui accordera depuis Sion la délivrance à Israël ? Quand l’Eternel rétablira son peuple, Jacob sera dans l’allégresse, Israël se réjouira.

Une pure folie

Ainsi, du point de vue logicomathématique « il est irrationnel de dire que Dieu n’existe pas. » Examinons maintenant le point de vue biblique au travers du Psaumes 14David l’introduit (voir encadré) avec une idée assez proche : « Le fou dit dans son cœur : ” il n’y a pas de Dieu ” »

En effet, les termes irrationnel ” et ” fou sont des synonymes.  Cependant, une petite nuance est à préciser ici: c’est le fait de dire « Dieu n’existe pas » qui est irrationnel selon Christoph BENZMÜLLER, alors que dans le Ps14, c’est la personne qui prononce ces paroles qui est qualifiée de folle. Malgré cette nuance, la proximité entre les deux affirmations mérite d’être soulignée. 

Dans ce Psaumes, le terme ” fou ” est la traduction du mot ” nabal ” en hébreu, aussi parfois traduit par ” insensé “. Dans l’Ancien Testament (AT), cette folie est personnifiée par un homme ingrat dont la funeste histoire nous est relatée dans le Chapitre 25 du premier livre de Samuel. Ce récit peut grandement nous aider à comprendre le sens du mot ” fou ” utilisé ici par David. En effet : « le nom de cet homme était Nabal et sa femme s’appelait Abigaïl. C’était une femme pleine de bon sens et très belle, tandis que son mari était dur et méchant dans sa manière d’agir. » (v. 3) […] « Que mon seigneur ne prête pas attention à ce méchant homme, à Nabal, car il porte bien son nom : il s’appelle Nabal et il y a chez lui de la folie» (v. 25). Dans cette histoire Nabal manifeste un manque de reconnaissance envers David et ses hommes, qui pourtant ont été « très bons » envers lui en protégeant ses serviteurs et ses troupeaux (lire 1 Samuel 25 SG21). Dans un certain sens, le ” fou ” du Ps14 peut être interprété comme étant celui qui manque de reconnaissance envers Dieu, qui pourtant fait preuve de beaucoup de bonté envers lui. En effet, il est possible de voir dans la Bible que Dieu est bon envers tous, même les méchants : « Vous avez appris qu’il a été dit : ‘Tu aimeras ton prochain et tu détesteras ton ennemi.’ Mais moi je vous dis : Aimez vos ennemis, [bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous détestent] et priez pour ceux [qui vous maltraitent et] qui vous persécutent, afin d’être les fils de votre Père céleste. En effet, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les collecteurs d’impôts n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les membres des autres peuples n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5:43-48 SG21).

Dieu existe, c’est nécessaire et évident ! De plus, il est bon. L’évidence de son existence se voit notamment dans la création qui « raconte la gloire de Dieu et […] révèle l’œuvre de ses mains » (Psaumes 19:2 SG21). Comme nous l’avons vu, l’informatique et les mathématiques témoignent aussi de cette existence. D’autres preuves, à l’exemple des Arguments Morale et Cosmologique, complètent cette gigantesque fresque de la Révélation Générale de Dieu, accessible à tous. En effet, Dieu ne nous a pas délaissés sans aucune preuve. Bien au contraire, il a semé des indices absolument partout, même tout au fond de notre cœur : « J’ai vu quelle occupation Dieu réserve aux humains. Il fait toute chose belle au moment voulu. Il a même mis dans leur cœur la pensée de l’éternité, même si l’homme ne peut pas comprendre l’œuvre que Dieu accomplit du début à la fin. » (Ecclésiaste 3:10-11 SG21).

Toutes ces preuves devraient attirer toute notre attention et nous mettre la puce à l’oreille… En effet, l’apôtre Paul nous révèle ceci : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui par leur injustice tiennent la vérité prisonnière, car ce qu’on peut connaître de Dieu est évident pour eux, puisque Dieu le leur a fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient depuis la création du monde, elles se comprennent par ce qu’il a fait. Ils sont donc inexcusables, puisque tout en connaissant Dieu, ils ne lui ont pas donné la gloire qu’il méritait en tant que Dieu et ne lui ont pas montré de reconnaissance ; au contraire, ils se sont égarés dans leurs raisonnements et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Ils se vantent d’être sages, mais ils sont devenus fous […] » (Romains 1:18-22 SG21).

Face à tant d’évidences, c’est une pure folie que de nier cette vérité pourtant si essentielle. C’est être comme l’inexcusable Nabal, qui a manqué de reconnaissance envers David. Et le constat d’Abigaïl, sa femme, est sans équivoque : « il porte bien son nom : il s’appelle Nabal et il y a chez lui de la folie. » 

Faire preuve de cette même folie à l’endroit de Dieu n’est pourtant pas sans conséquences….

Pas même un seul...

« Ils se sont corrompus, ils ont commis des actions abominables ; il n’y en a aucun qui fasse le bien […] tous se sont éloignés, ensemble ils se sont pervertis ; il n’y en a aucun qui fasse le bien, pas même un seul» 

Effectivement, la Bible révèle que nous sommes tous coupables devant Dieu. Étant parfait, l’Éternel est en droit d’exiger cette même perfection à ses créatures : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5:48 SG21). Vaste programme, disais-je… Avec un peu d’humilité, force est de constater que nous sommes tous très très loin du 20/20 pourtant exigé. Cette médiocrité est le résultat de notre déclaration auto-proclamée d’indépendance morale vis-à-vis du créateur, et ce depuis le Jardin d’Eden (Genèse 3 SG21). L’une des conséquences de cette rébellion est notre assujettissement au péché, comme l’exprime l’Apôtre Paul qui reprend lui aussi les versets du Ps14 :

« 9b En effet, nous avons déjà prouvé que Juifs et non-Juifs sont tous sous la domination du péché, 10 comme cela est écrit : ” Il n’y a pas de juste, pas même un seul ; 11 aucun n’est intelligent, aucun ne cherche Dieu ; 12 tous se sont détournés, ensemble ils se sont pervertis ; il n’y en a aucun qui fasse le bien, pas même un seul ; 13 leur gosier est une tombe ouverte, ils se servent de leur langue pour tromper. Ils ont sur les lèvres un venin de vipère ; 14 leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume. 15 Leurs pieds courent pour verser le sang, 16 la destruction et le malheur marquent leur passage, 17 ils ne connaissent pas le chemin de la paix. 18 Il n’y a aucune crainte de Dieu devant leurs yeux.” » (Romains 3:9-18 SG21)

Nier l’évidente existence de Dieu est peut-être, pour l’Homme, une façon de soulager le poids de sa culpabilité devant son créateur parfait. Malheureusement, c’est aussi, pour lui, un prétexte pour justifier nombre de choses pourtant injustifiables. En effet, si Dieu n’existe pas, alors tout est permis… mais, si Dieu existe, alors nous sommes tous inexcusables ! 

Néanmoins, « du haut du ciel, l’Eternel observe les hommes pour voir s’il y en a un qui est intelligent… ».

L'intelligence de (re)chercher Dieu

Quel sentiment vous procure Le désespéré de Gustave COURBET en illustration de cet article ? Pour ma part, j’ai l’impression de voir un homme qui, face à un avenir inéluctable et terriblement angoissantse rend compte de son immense erreur. 

Dans la Bible, un futur événement singulier causera pareille désespoir chez de nombreuses personnes. Paul évoque cet événement dans son discours d’Athènes : 

« 22 Paul, debout au milieu de l’Aréopage, dit : ” Athéniens, je vous trouve à tout point de vue extrêmement religieux. 23 En effet, en parcourant votre ville et en examinant les objets de votre culte, j’ai même découvert un autel avec cette inscription : ‘A un dieu inconnu’ ! Celui que vous révérez sans le connaître, c’est celui que je vous annonce. 24 Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve est le Seigneur du ciel et de la terre, et il n’habite pas dans des temples faits par la main de l’homme. 25 Il n’est pas servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, le souffle et toute chose. 26 Il a fait en sorte que tous les peuples, issus d’un seul homme, habitent sur toute la surface de la terre, et il a déterminé la durée des temps et les limites de leur lieu d’habitation. 27 Il a voulu qu’ils cherchent le Seigneur et qu’ils s’efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous. 28 En effet, c’est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l’être, comme l’ont aussi dit quelques-uns de vos poètes : ‘Nous sommes aussi de sa race.’ 29 Ainsi donc, puisque nous sommes de la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité ressemble à de l’or, à de l’argent ou à de la pierre, sculptés par l’art et l’imagination de l’être humain. 30 Sans tenir compte des temps d’ignorance, Dieu annonce maintenant à tous les êtres humains, partout où ils se trouvent, qu’ils doivent changer d’attitude, 31 parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde avec justice par l’homme qu’il a désigné. Il en a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant. » (Actes 17:22-31 SG21).

J’imagine encore le désespéré avoir vécu toute sa vie en clamant haut et fort : « Dieu n’existe pas ». L’un après l’autre, il a méthodiquement écarté d’un revers de la main les indices de la Révélation Générale de Dieu. Finalement, un jour, un chrétien lui a offert une Bible, la Révélation toute Particulière de Dieu. Il l’a acceptée par politesse, mais ne l’a jamais ouverte à cause des préjugés qu’il avait sur les religions… Le coup de pinceau de Gustave COURBET, saisit alors le moment fatidique : trop tard c’est la fin, il se rend compte de son orgueil, de son égocentrisme, de sa malhonnêteté intellectuelle, de sa vie si superficielle… bref, il se rend compte de sa folie. Regrettablement, il sait qu’il ne peut plus revenir en arrière pour accepter la grâce divine, qui pourtant est nécessaire et suffisante pour le salut. Il désespère… Car il a vécu toute sa vie sans Dieu, c’est donc sans Dieu qu’il passera son éternité…

« 6 Recherchez l’Éternel pendant qu’il se laisse trouver ! Faites appel à lui tant qu’il est près ! 7 Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme injuste ses penséesQu’il retourne à l’Eternel : Il aura compassion de luiQu’il retourne à notre Dieu, car Il pardonne abondamment. 8 En effet, vos pensées ne sont pas Mes pensées et Mes voies ne sont pas vos voies, déclare l’Eternel. 9 Le ciel est bien plus haut que la terre. De même, Mes voies sont bien au-dessus de vos voies, et Mes pensées bien au-dessus de vos pensées» (Esaïe 55:6-9 SG21)

Heureusement que lÉternel, celui qui existe nécessairement, a de la compassion, c’est même ce qui le caractérise le mieux : « L’Éternel, l’Éternel est un Dieu de grâce et de compassion, lent à la colère, riche en bonté et en vérité. » (Exode 34:6 SG21). 

Il pardonne abondamment quiconque a l’intelligence de le (re)chercher pendant que c’est encore possible. 

Très cher lecteur, est-ce ton cas ?

Références

[-] En illustration : Le désespéré, Gustave COURBET, 1843-1845 : https://fr.wikipedia.org/wiki/le_Désespéré

[1] Science et Vie n°1235 Août 2020 : Pourquoi on croit en Dieu : les mathématiques ont enfin la réponse : https://www.science-et-vie.com/archives-par-numero/n-1235

[2] A (Simplified) Supreme Being Necessarily Exists, says the Computer : Computationally Explored Variants of Gödel’s Ontological Argument. Christoph BENZMÜLLER (2020) 10.24963/kr.2020/80 : https://arxiv.org/pdf/2001.04701.pdf

[3] A Case Study on Computational Hermeneutics : E. J. Lowe’s Modal Ontological ArgumentDavid FUENMAYOR and Christoph BENZMÜLLER, September 2020In book : Beyond Faith and Rationality, Essays on Logic, Religion and Philosophy, : https://link.springer.com/chapter/10.1007%2F978-3-030-43535-6_12

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Vidot
Vidot
14 novembre 2020 23 h 06 min

Bonsoir Armel, j’ai écouté ton podcast (cœur du fou). Ce podcast traite plusieurs matières en théologie: “Apologétique, Dogmatique systématique, philosophique” De plus, l’aspect spirituel est présent tout au long de ton exposé, ce qui donne un côté “coup de fouet” spirituellement très efficace. Les arguments scientifiques et bibliques sont judicieusement bien choisis et très agréable à écouter (ou lire). C’est un discours d’apologète.
On aura l’occasion d’en reparler.
Jean Joël